Une reprise philosophique au lycée Pompidou
Ce lundi 3 mars plus d’une centaine d’élèves de 1° et de Tle du lycée G. Pompidou ont eu la chance d’assister gratuitement (grâce au Pass-culture) dans la salle polyvalente de leur établissement à une représentation théâtrale du célèbre dialogue de Platon : « La République ».
Après avoir mis en scène et interprété, le dialogue Menon, il y a deux ans, la Compagnie des amis de Platon est revenue à Castelnau-le-Lez pour y jouer l’œuvre majeure du philosophe grec, celle qui contient la fameuse allégorie de la caverne, le mythe de Gygès et celui d’Er le Pamphylien.
Au programme : de nombreuses réflexions sur la justice, la vérité, la liberté, le bonheur, …autant de notions abordées en cours de philosophie, mais ici prenant une dimension plus vivante et nous replongeant 25 siècles en arrière, en Grèce antique, sur le port du Pirée. Pourtant les élèves ont pu mesurer et apprécier l’impressionnante actualité des sujets évoqués par Socrate. Qu’est-ce qu’être juste ? être juste, quand on est fort et riche, est-ce écraser tout le monde ? Etre juste, est-ce aller au bout de ses désirs sans tenir compte des règles et des lois ? Pour la gouvernance d’une société, vaut-il mieux l’ordre d’une tyrannie ou les crises qui alimentent et vitalisent la démocratie ? Chacun dès lors qu’il a une opinion, peut-il prétendre être dans le vrai ? Ne faudrait-il pas que les gouvernants au sommet des Etats les plus puissants du monde soient un peu plus philosophes ? Comment faut-il concevoir une bonne éducation ?
Les 10 livres de La République ont été très bien synthétisés par Gérard Mascot, le metteur en scène et directeur de la Compagnie des amis de Platon qui est basée à Pézenas depuis près de 40 ans, qui joue toutes les années un dialogue du disciple de Socrate dans la France entière et qui pour la saison estivale met en scène du Molière, du Rostand…Le jeu des comédiens a impressionné les élèves qui ont pu échanger après la représentation. 1h30 de bonheur philosophique. Pour une reprise, on ne pouvait pas mieux faire.
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